17 mars 2011

Petite virée dans le plus grand lagon du monde




Ça n’a rien à voir avec les virées shopping à Québec ou Montréal.  C’est notre sortie plongée entre filles, direction Poé.  Pas besoin d’un bien gros sac à main pour y mettre l’essentiel : une paire de palmes, masque et tuba et l’affaire est ketchup.  Deux petites heures à patauger pour faire le plein d’images et le vide dans sa tête. 




15 mars 2011

Des runnings shoes dans ma valise

Ce blog aurait dû s’appeler « gougounes, running shoes et talons hauts ».
La gougoune, ou claquette-tong-sandale,  c’est le mode de vie.  Et attention, ça n’a rien à voir avec les vacances : il y a des gars de la voirie qui travaillent en claquettes dans ce pays. 
Les talons hauts, c’est la frivolité. C’est aussi l’emblème de l’ancienne carriériste que j’étais.  Les policiers ont un badge, moi j’avais mes talons hauts et mon micro.  Autant dire que je ne les porte pas souvent ici. 
Les runnings shoes, c’est la liberté.  Les écouteurs de mon Ipod vissés sur mes oreilles, ma chienne Bouboule qui se saoûle de bonheur dès les premières enjambées et nous voilà parties. Mais avouons le, j’en arrache de plus en plus…Ça commence par une marche rapide suivie de tentatives de jogging où je traîne ma carcasse en me disant que je vais trépasser.  Je suis l’une des rares coureuses qui a atteint un plateau qui dure depuis 10 ans.  Je plafonne à 6 kilomètres et je mets au moins 45 minutes pour parcourir la distance.  L-E-N-T.  On est loin du demi-marathon…
Malgré tout, je cours.  Pas vite, mais j’avance.  C’est une métaphore de la vie : lentement mais sûrement.  C’est une fierté de pouvoir user mes runnings.  Il n’y a rien de plus fort qu’un lever de soleil sur le massif du Koniambo alors que je transpire à grosses gouttes.  Le bonheur!

Je termine sur cet autre type de chaussures: les palmes à talons hauts.  C’est mon amie Louise qui nous suggère ce nouvel article très "in".  Comme quoi, les sirènes peuvent aussi espérer être carriéristes…
            pomelo

14 mars 2011

Georges Proulx, retraité au paradis
Chéri a un frère qui connaît absolument tout le monde.  Christian est l’aîné des Champagne, originaire de la Visitation d’Yamaska, un minuscule patelin où il semble avoir fait connaissance avec la moitié du Québec.  Il nous a prouvé encore dernièrement qu’il avait des contacts partout. 
Coup de fil du beau frère qui s’est converti à Skype depuis notre arrivée ici.  Il a beau avoir 60 berges, il n’en rate pas une pour continuer à papoter avec son frangin même si on est de l’autre côté de la planète.
« Connais-tu ça Georges Proulx? Y’est en Calédonie dans une place qui s’appelle Bourail »
« Ben, Bourail, c’est à une heure d’ici », lui dit Chéri.  « On va le chercher dans le bottin de l’OPT pis on va ben finir par le trouver.  C’est qui ça? »
Comme toutes les autres personnes qui ont croisé la vie d’un certain Christian Champagne, ce Georges Proulx est très spécial. 
« C’est mon ange-gardien! », lance-t-il du fond de sa cuisine à Bécancour.
Ah ben là…On n’a pas le choix de le retrouver!
Nous l’avons contacté et moins d’une semaine plus tard, nous voilà arrivés devant sa maison, sur la route de l’église. Georges Proulx, calédonien d’adoption depuis 40 ans, n’a pas perdu son accent québécois.
Il vient de prendre sa retraite mais il n’arrête pas une minute :  il fait parfois de la suppléance au lycée, il enseigne la catéchèse et il est bénévole au sein du secours catholique.  Il a aussi un jardin luxuriant qui lui donne des fruits magnifiques : litchis, pomelos, limes. 
Il nous a accueilli avec les bras ouverts.  Sa compagne, Valélia, nous avait préparé des petites bouchées salées et un jus absolument délicieux.  On est passé là en éclaireur pour recueillir toutes ses coordonnées. 
Je compte bien y retourner.  Nous découvrirons ensemble pourquoi Georges Proulx a mis le cap sur l’Océanie pour y couler ses jours… À suivre.
Ronfler pendant le tsunami
Une catastrophe annoncée à la radio : tsunami à Sandai au Japon.  Tout s’enchaîne, la vague monstrueuse déferle.  Même l’Amérique met sa côte ouest sur les dents.  Ce n’est pas un film hollywoodien. Ça se passe tout près d'ici de notre côté du globe.  Le déferlement est à nos portes.  Autre rebondissment sinistre au scénario, il y a menace d'incident nucléaire.  La mâchoire nous tombe.
On vit les instants de ce séisme à la télé.  Les téléphones mobiles là-bas deviennent nos témoins.  L'un d'eux capte les instants de frénésie dans un bureau.  Pas de friture, tout est clair, net  et précis.  On peut même voir la sueur perler sur le front de ce col blanc japonais. 
La vague viendra-t-elle happer nos côtes en Nouvelle-Calédonie?  Princesse des îles est apparemment la seule qui a songé aux désastres naturelles :  elle me confie avoir préparé sa petite valise d’urgence avec son nounours, son mascara et sa bouteille d’eau.  Et moi?  Je dormirai en pyjama, ça me sauvera un petit 5 minutes si j’ai à sauter du lit pour fuir vers les montagnes.
On dors quand même.  J’ai presque honte d’écrire : « on dors bien ».  C’est pourtant la vérité.  Et au réveil, je me retrouve devant une boîte courriels qui a surchauffé.  Il y a bien eu une alerte au tsunami en Nouvelle-Calédonie mais elle a été levée après quelques heures.  Et nous, on roupillait comme des marmottes.  Suis-je rassurée?  Mmmmmm…….Pas sûre.

3 mars 2011

Ado poilu en crise
Vous vous souvenez de Bouboule?   Notre chienne a maintenant 5 mois.  Elle vient d’entrer dans sa phase « ado ».  Big time.
Il y a quelques semaines à peine, je faisais les courses avec mini-Bouboule,  planquée comme une pelote sur mon avant-bras.  Je me surprenais à me prendre pour Paris Hilton paradant son chihuahua décoratif sur Sunset Avenue.  Mais les filles en Manolo Blahnik sont plutôt rares ici downtown Koné…Et Bouboule a grandit à la vitesse grand V.
La voilà en pleine crise d’ado.  Jappe lorsque l’ombre du poil de la queue d’un chat apparaît dans son champ de vision.  Mordille comme un junkie en désintox quand elle est laissée seule à elle-même.  Se vautre sur mon divan avec l’insolence d’un goujat.  Bouffe comme quatre.  Court après les pneus.  Prête à tirer du poignet avec n’importe quel chien dans le quartier (y compris les gros gras qui font cinq fois sa taille).  Solution?  La laisse.
Je lui passe la laisse au coup quand on marche dans le quartier, là où les tentations la guettent.  Puis, c’est la liberté en arrivant sur le sentier de la petite colline, le château d’eau comme on l’appelle.  Elle peut courir cul par-dessus tête et rien ni personne ne peut l’arrêter.
Ou plutôt si.  Bouboule finit toujours par s’arrêter au milieu de la fête qu’elle fait aux papillons pour se tourner vers moi, avec sa grande langue pendante.   Elle me cherche du regard, quêtant un reflet dans mon regard.  Puis, contentée, elle repart  plonger dans la boue sans songer à la douche qu’elle aura à subir.  L’instant présent.  C’est exactement ce qu’elle m’enseigne au fil de nos promenades.
Merci Bouboule!

Duel d'ados: Bouboule vs Ficelle

28 févr. 2011



Je m’appelle Astrid
Je vais à mon casier postal et je salue une jeune femme qui se tient là tout près.  Difficile de la rater : elle porte un bébé rond comme une pastèque sur sa hanche, un petit bouddha tout en sourire.  C’est une jolie femme :  nez délicat, pommettes hautes, yeux pailletés de bronze.  Elle est cependant maigre comme un clou et ses vêtements ont connu de meilleurs jours.
Je lui dis « Bonjour-quel-beau-bébé » et c’était tout comme si je venais de déclamer « Sésame, ouvre toi! ».  Le doux visage de la maman se tourne vers moi et elle commence à papoter comme si j’étais sa vieille copine.  « Je m’appelle Astrid.  J’adore les enfants.  Je ne pourrais pas vivre sans eux. J’en ai eu cinq mais j’ai perdu la garde de trois d’entre eux… »  Amour et abandon dans une même phrase, dans un même souffle.  Cette confidence spontanée me cloue sur place. 
Je suis coincée comme un curé dans son confessionnal.
« Et qu’est-ce qui  t’emmène dans le coin aujourd’hui? ».  J’attaque avec une question anodine pour faire diversion. 
« Je suis venue vendre du poisson et je reprends le bus pour Pouembout à 13 heures.  C’est mieux de ce côté-ci de la rue, on est à l’ombre. »  Comme si 38 degrés à l’ombre pouvait faire une différence pour la prochaine heure et demi qui lui reste à poireauter avec son petit sous le bras.
Je pousse un soupir intérieur.  « C’est presque sur mon chemin.  Je te raccompagne chez toi? »  Petit mensonge blanc.  C’est plutôt un détour de 20 kilomètres. 
« Ça ne t’embête pas? », me dit-elle et la voilà déjà assise sur la banquette avec son cabas et son bébé.  Direction : Pouembout.  La portière se referme sur le confessionnal.  On roule et elle me défile sa vie de misère.  Trois bébés d’un premier mari dans un bled près de Nouméa.  Elle se fait tabasser comme un chien.  « Il m’a déjà brisé les chevilles pour m’empêcher de sortir de la maison »  Elle est partie pour sauver sa peau en abandonnant ses enfants et trouve refuge ici, dans le nord. Elle repart à zéro dans les bras d’un autre homme.   C’est curieusement comme ça qu’elle imagine pouvoir recouvrer sa liberté.    Le mari no. 2 lui fait deux enfants pour assurer sa descendance.  Un bon jack qui n’a qu’un problème : il est un peu porté sur la bibine.  Celui-là, il ne la bats pas mais il boit.  Dans un cas comme dans l’autre ce n’est guère mieux :  Astrid est découragée.   Qui va combler le vide laissé par ses trois enfants?  Elle serre son bébé contre elle en imaginant la chaleur des autres. 
Je la dépose chez elle, dans son squat près de la route.  Je passe là plusieurs fois par semaine et je n’avais jamais remarqué cette misérable cabane.  J’y suis repassé depuis et c’est comme si elle était disparue à nouveau. 
Je n’ai pas revu Astrid et son gros bébé dodu.  Mais je sais maintenant qu’elle n’est pas la seule à subir la violence.  Une femme sur quatre en est victime en Nouvelle-Calédonie.  Des chiffres effarants avancées par la responsable d’un organisme qui prend en charge les femmes violentées.
Je ferme les yeux et je revois son beau visage lisse, un visage sur lequel les coups ont plu.  Les marques ont disparu mais il reste toujours cette tristesse au fond de son regard.   On l’a battue et la voilà condamnée au combat.  Un combat pour assurer sa survie même si elle doit porter le lourd fardeau d’un chagrin sans fin. 
Le 8 mars approche.  Doit-on souligner la journée de la femme?  Pour Astrid et les autres, je soutiens que c'est essentiel.   C’est un poing brandi vers le ciel pour dire non à la brutalité envers les femmes et leurs enfants.

24 févr. 2011

Christchurch pleure ses morts

C'était une destination vacances, un projet pour notre prochaine escapade en mai.  C'est devenu un gros titre avec son lot de victimes après ce terrible tremblement de terre qui a brisé la routine d'un banal mardi midi.  Christchurch, si loin et pourtant si près de nous.

21 févr. 2011

L'Actu en revue

ça décoiffe -- une autre dépression cyclonique va effleurer la Nouvelle-Calédonie: Atu passera au large de Maré.  

Le prix de la laitue, ça défrise-- Au menu, la laitue à 2000 CFP le kilo (environ 22 dollars le kilo).  À qui la fautre?  À Vania qui a foutu en l'air les productions locales.  Les Australiens et les Néo-Zélandais ne fournissent pas à la demande. Du vert dans l'assiette?  On va peut-être mettre une autre couleur... 

Des requins?! A faire dresser les cheveux sur la tête-- Ils sont là avec leurs petits yeux méchants à vous épier dans les baies de Nouméa.  Gare à vos fesses.  Et à tout le reste.  Sortez de l'eau si vous avez une blessures, si vous êtes menstruée (!!!) et évitez de faire un petit pipi anonyme ni vu ni connu.  Le requin, lui, il a déjà flairé.

Ça se tire la couette chez les élus calédoniens-- Ça ressemble à un putch, on réclame la tête du président du gouvernement, l'ultra anti-indépendantiste Philippe Gomez.  Pourquoi l'agitation?  Il ne veut pas voir le drapeau kanak flotter à côté du tricolore.  Les élus de l'UC (union calédonienne, les péquistes du caillou) en ont ras le pompon.  

À un cheveu de friser le ridicule--  Un père de famille se fait arrêter, ivre au volant.  Le hic, c'est qu'il se fait pincer le matin, devant l'école de ses enfants, après les avoir déposés pour la rentrée.  Loser...

20 févr. 2011

La rentrée aux Flamboyants à Koné

Le monde à l'envers: la rentrée en février

Je vous l'ai dit?  La rentrée de ce côté-ci de l'équateur se fait en février.  Le système scolaire de la Nouvelle-Calédonie est calqué sur celui de la France.  Les journées sont longues, très longues....Au lycée par exemple, Lulu enfile les cours de 7:00 à 16:40.  Pour Clopinette, en 3e au Collège de Koné, c'est à peu près le même horaire, avec la sortie à 16:15.  Princesse des îles, au CM2 (l'équivalent de la 5e année au Québec) se la coule un peu plus douce: 8:00 à 15:30.  Tous les trois ont congé le mercredi après-midi mais on ne chôme pas parce qu'il y a toujours des activités organisées: la voile, l'équitation, le théâtre.  
Combien d'élèves du primaire et du secondaire sont retournés sur les bancs d'école? Ils sont environ 70 mille.
La beauté de ce système, c'est qu'on est en vacances à toutes les 5 semaines.  On pourra ainsi renouer avec le bonheur des escapades en familles!

17 févr. 2011

Trois raisons pour traîner au lit

Parce qu'il pleut
Parce qu'on entend clairement les oiseaux chanter
Parce qu'on peut rattraper le fil de nos rêves préférés

16 févr. 2011

On s'éclate à Foué!

Heureux comme un cheval sauvage
Les gendarmes en ont plein les bras ce matin : il y a deux ou trois chevaux qui broutent dans la cour de l’hôtel Hibiscus à l’entrée de Koné.  Non, mais…on se croit tout permis ici?  Circulez, allez broutez ailleurs, les filoux!  Même constat de Chéri qui rentre du boulot : « Tu sais pas ce que j’ai vu?  Des chevaux en furie qui sont sortis de nulle part en traversant la route comme s’ils avaient vu le diable en personne! »
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Mais qu’est-ce que c’est que ce cirque?  En plus des hordes de cerfs, y’a des bêtes à crinière qui courent partout?  Et bien oui, c’est comme ça le Nord mes amis.  Y’a des chevaux sauvages.  On n’est pas dans le wild west mais c’est tout comme.  John Wayne version kanaky :  une dégaine magnifique, tout en rastas, montant  leur bête avec la belle nonchalance des cow boys.  L’ennui, c’est qu’ils les garent un peu partout, attachés avec un bout de corde et souvent en plein soleil…ça fait un peu mal au cœur.  Les braves chevaux sont là pendant plusieurs jours, à brouter pour tuer l’ennui.
Il y a aussi ceux qui n’ont jamais connu le mors, ces chevaux qui n’ont ni maîtres ni dieux.  En fait, ce sont eu les divines créatures.  Sur la route de Poum, soyez prêt à dégainer votre appareil photo pour mitrailler les chevaux sauvages au détour d’un virage.  Ils sont là, parfois par centaine.  Prêts au grand galop.  

31 janv. 2011

La rentrée
Février se pointe le nez et il n’a jamais fait aussi chaud.  Je me liquéfie dans ma cuisine, j’ai la peau aussi reluisante qu’une quille de bowling et je change de fringues au même rythme que je me brosse les dents : trois fois par jour, minimum.
Malgré toute cette sueur,  mes chers ados chéris me gratifient d’un occasionnel câlin moite.  

Et oui, ils sont encore en vacances…

Il y a eu l’été québécois et ses 7 semaines bien remplies parce qu’il faut convoyer les chéris d’un bout à l’autre de la ville du matin au soir.  Trois ados multiplié par une douzaines d’amis et vous avez le compte.  Assez pour m’associer à Taxi Coop.

Il y a eu la simili rentrée au Québec.  Un mois top chrono à l’école sans avoir à se soucier des devoirs ou des examens parce que de toutes façons, on recommençait tout ici en Nouvelle-Calédonie.  Pourquoi suer?

Il y a eu un 6 semaines d’école, version post-synchro avec l’accent français dans la brousse de la province Nord.  Vous avez déjà vu le chevreuil éberlué au milieu de l’autoroute dans la lueur de vos phares?  Mes chéris avaient exactement ce regard le soir en revenant des cours. 


Puis, il y a eu le début des vacances scolaires numéro 2. Ça concorde avec l’autre été, austral celui-là.   Ces vacances-là ont commencé le 18 novembre pour Lulu, l’aîné.  Vous avez bien lu : 18 novembre.  C’est comme si votre ado vous disait à la mi-mai : « Ben ça y est, l’école est finie! » Vous avez intérêt à planquer les ordis sinon il va faire du camping devant le clavier pendant des heures et des heures.

J’ai essayé de les inscrire à différentes activités mais mes plans ont foiré.  Et mes ados aussi.  Enfin, pas tant que ça…On a hanté la plage de Pindaï à une demi heure d’ici pour finalement y débusquer le poisson le plus étrange de toute la Calédonie : le poisson-vache.  Une grosse chose jaune et vert qui semble tout droit sorti d’un sac Joyeux Festin chez McDo tellement ça ressemble à une bébelle en plastique made in China.  Nous avons fini par apprendre qu’il pouvait nous jeter des toxines plus ou moins mortelles si jamais on s’avisait d’y toucher.  Je suis ici pour en parler.  Nous ne l’avons pas titillé.

On a fait du camping sous la pluie.  Fun.

Lulu s’est initié au kitesurf.  Son séjour de quatre jours à Nouméa été écourté en raison d’une vilaine coupure sur le corail. 

On s’est payé quelques balades ici et là : la côte est du côté de Poindimié et de Touho avec l’arrêt obligatoire sur la transversale pour aller à la rivière aux marmites.  Je vous ai dit qu’on peut y faire un magnifique plongeon de 3 mètres pour atterrir dans une eau sombre et tumultueuse?  C’est mon fils qui m’a raconté ça, heureux comme un crocodile dans les Everglades.  Je préfère ne pas imaginer le cri du guerrier qui saute du haut du rocher et les deux interminables secondes qui s’égrènent après le plouf avant qu'il ne revienne à la surface.  


On a aussi passé une magnifique journée dans une petite baie tout au nord, près de Poum.   C’est là qu’on a traqué les bénitiers, ces magnifiques coquillages ondulés aux pourtours fluo rouge, vert ou mauve.

On a traîné dans les rues de Nouméa pendant une petite semaine, histoire de magasiner tout en se payant de jolies baignades à deux pas de la ville.  Cinéma, visite à l’aquarium et au parc forestier, plongée à l’île aux Canards, les classiques, quoi…

Les filles ont repris l’équitation :  une semaine intense à dompter les chevaux qui portent tous des noms impossibles :  Imprévu, Bounty, Nuage et autres Jolly Jumper qui leur donnent parfois du fil à retordre.

Mais là, ça y est presque : le décompte officiel de février commence.  Dans 17 jours, c’est la rentrée.  C’est le dernier droit pour se payer encore quelques virées au pays du bleu turquoise.  Je crois bien qu’ils vont me manquer.  J’aime leurs bisous même s’il fait 40 avec le facteur humidex.

25 janv. 2011

Wake-up!

Il est 8 heures du matin, je reconduis les filles à l’équitation.  Pas toute là, endormie, la tête pleine de vieux rêves.  Je descends de l’auto pour dire au revoir à mes cavalières et il y a la horde de chiens qui s’ébroue tout autour de nous.  Je suis plantée là, comme un piquet… Mal m’en a pris :  le gros chien noir, celui avec la bouille de malotru, lève la patte pour me bénir d’une généreuse ondée d’urine bien chaude.  Ah, elle est bonne celle-là…
Ce chien m’a rendue furieuse.  Honteuse aussi d’avoir été aussi perdue dans mes pensées au point où j’ai pu être confondue avec une borne fontaine.  Est-ce un signe que la vie m’envoie?  Tu te bouges les fesses où on te pisse dessus?  Vrai que je tourne un peu en rond ces jours-ci.  Où est passée l’aventurière? 
Faudrait la réveiller.
Sous l'eau

Il suffit d’enfiler une paire de palmes, ajuster son masque et se brancher sur un tuba pour se payer le voyage de Guy Laliberté dans l’espace….l’espace marin.  J’écoute ma respiration, je glisse au fil de l’eau, je scrute les patates de corail pour y surprendre les clones de Némo qui défendent farouchement leur anémone.  Ils sont rigolos.  

Une autre planète sous l'eau


14 janv. 2011

Vania est partie. Who’s next?
Ma chienne Bouboule a mangé la télécommande du téléviseur.  J’ai passé mon téléphone mobile à la lessive (le deuxième en 6 semaines).  Une journée à oublier…  Mais Vania nous a cependant épargnés.  La dépression tropicale est passée sous notre nez.  Aujourd’hui, le soleil est revenue.  On va se ruer vers la plage.  Pas de dégâts majeurs sur le caillou.  Des pannes d’électricité localisées mais vraiment, on s’attendait à pire.  Soupir de soulagement.

12 janv. 2011

En attendant Vania...

La dépression…tropicale
C’est une dépression tropicale forte et elle a un nom : Vania.  J’ai déjà eu une co-locataire qui s’appelait Vania et elle était d’un tempérament très doux.  Je ne sais pas si on va pouvoir en dire autant avec cette tempête qui nous pend au bout du nez…
Nous avons fait des provisions : de l’eau en bouteille, des bougies, une lampe de poche, des piles, du steak haché.  Princesse des îles voulait des bonbons mais je lui ai dit que ça n’apparaissait pas à la liste des denrées de première nécessité.
J’irai chercher des vidéos tout à l’heure. On sera peut-être coincés à l’intérieur.  J’espère seulement qu’on aura encore de l’électricité…
Les gens rencontrés sur la rue à Koné m’ont tous dit qu’ils étaient inquiets.  Moi qui croyait qu’ils allaient me rassurer! 
Rien à voir avec une tempête de neige…Au Québec, ils envoient même les journalistes dehors pour couvrir le bal en blanc alors qu’ici, on a ordre de rester cloîtrés si ça passe au rouge.
On est au jaune, soit la pré-alerte.  Après il y a orange et ensuite c’est l’angoisse : rouge.
On va passer à travers mais c’est sûr qu’on va avoir les yeux ronds.

9 janv. 2011

Desperate Housewifes sous les tropiques
La secrétaire du Collège de Koné a sursauté en prenant connaissance du formulaire d’inscription de Clopinette, ma fille de 13 ans.  Sous la rubrique, « mère », dans la case « occupation », j’avais inscrit MÉNAGÈRE.
Et oui, ménagère comme dans « celle qui fait le ménage et le lavage ».
« Vous devriez plutôt indiquer  'maman à la maison' parce que là, ça fait un peu aide ménagère… » me souligne-t-elle pour sauver mon honneur.
Bon d’accord, biffons le vilain mot pour y mettre « Martha Stewart » si ça peut vous faire plaisir.  Mais faut pas se la jouer trop glam quand il est question de la maisonnée : soyons honnête, JE SUIS UNE MÉNAGÈRE QUI TAPE AVEC LA CUILLÈRE DE BOIS SUR LES CASSEROLES POUR NE PAS DEVENIR DINGUE….Dommage, y’a pas assez d’espace sur le formulaire pour écrire tout ça.  «Ménagère », ça dit tout, comme dans « ménagez mon sale caractère parce que vous allez bouffer du macaroni pendant deux semaines si vous m’énervez! »
Mais ça, je ne lui ai pas dit.  Je ne suis quand même pas folle.
Je sais ce que vous pensez : je suis une Desperate Housewife.  Mes enfants n’ont jamais vu la série et ils ont tout de même fait la comparaison l’autre jour lors d’un cocktail en plein après-midi avec d’autres …'mamans à la maison'.  Des ménagères, si vous voyez ce que je veux dire...
Desperate? Pas tant que ça… Encore faut-il passer le test de la parfaite « D.H. »

TEST :  ÊTES-VOUS UNE DESPERATE HOUSEWIFE (D.H.)? 

Votre IPHONE sonne à 15 heures parce que c’est l’heure de l’apéro

Vous achetez les claquettes en paquet de trois dans les bazars de Koné en espérant un jour avoir une collection digne d’Imelda Marcos

Lors d’une virée dans une disco de Nouméa, vous en mettez un peu trop avec les copines : vous terminez la soirée en exhibant votre jolie Lejaby pour épater la galerie (de grâce, gardez votre string ficelle dans votre jeans ultra slim)

Vous avez déjà fait au moins une crise d’hystérie devant le rayon des fruits et légumes chez Koné Centre.

Vous vous payez une virée shopping à Brisbane parce que vous avez besoin de vous aérer après la pause de deux semaines avec les ados.

Vous faites une crise à la caissière-baboune au Discount de Bourail parce qu’il n’y a pas de poches (des « sacs » en québécois) pour vos emplettes.  (et tant pis si elle fait la baboune parce que son frigo a lâché dans sa case et que son jules lui a envoyé une baffe ce matin)

Vous vous tapez trois heures sur la RT1 vers Nouméa pour vous acheter un flacon de vernis à ongle.  Merde, il n’y a rien ici, faut bien roulez pour se faire les ongles!

Vous flirtez avec tout ce qui bouge, y compris le commis derrière le comptoir à l’OPT de Koné

Vous vous faites bronzer sur la plage de Poé plutôt que d’aller faire de la plongée avec les enfants

Vous claquez 200 000 CFP avec la carte de votre jules à la boutique Soleil d’Asie de Bourail comme s’il s’agissait d’un paquet de gomme et d’une cannette de Fanta chez Mobil

Si vous avez répondu « OUI » à plus de 6 questions, c’est que vous êtes une vraie Desperate Housewife.  Et vous êtes mûre pour vivre ici.  Bravo!  Vous ferez une Desperate Broussarde de rêve!  Et je vous inviterai au cocktail de 15 heures sur ma terrasse.



1.   

5 janv. 2011

A mon amie Louise: les vaches de Pouembout sous les cocotiers


Virée au relais de Poingam


Un flamboyant qui en met plein la vue
entre deux ondées

C’est un décor écolo-rustico-traditionnel : il y a un vénérable flamboyant qui étend ses branches comme pour nous faire la bise en entrant. Et tous ces bénitiers, vous savez ces coquillages de bandes dessinées, bordent les petits sentiers du domaine.  On nous a soufflé qu’il y a une baie pas très loin du relais tapissée de ces énormes coupelles qui servaient à abreuver Neptune.  On remarque aussi une jolie piscine à l’eau de mer  judicieusement posée au milieu d’un écrin vert-jungle; le grand bain salé a l’air de se déverser dans la mer.  Tout en bas, une ancienne bouée accrochée à une branche, la balançoire ludique par excellence qui nous fait lâcher deux ou trois "ohé-ohé-ohé-oh! »  à la manière de Tarzan.
On a planté notre tente à un jet de pierre de l’eau turquoise.  Oubliez la Dacia 7 places, le fond de teint MAC et les ipods fluos et on est comme Tom Hanks dans Seul au Monde.  Une balade vers le platier rocheux qui avance vers un îlot nous convainc qu’on est vraiment au milieu de nulle part sur ce petit bout du caillou : on est ici à l’extrémité la plus au nord de la Nouvelle-Calédonie.  Un coup d’œil à gauche et c’est la côte est.  Un autre à droite et c’est Boat Pass.  Étrange impression d’être une fourmi au milieu des flots.  Je  prends la pose « Sirène » comme dans Alerte à Malibu pour immortaliser ce moment.  Non, vous ne verrez pas cette photo là…
Nous sommes donc seuls au monde jusqu’à ce qu’une ondée nous oblige à nous retrancher dans l’abri cuisine. Il est près de 20 heures, la noirceur est tombée.  On envahit le petit espace en apportant la poêlée pâtes au saumon fumé.  Après le repas, un jeune couple se joint à notre bande pour  jouer à un jeu de société.   Et la société doit savoir qu’une famille de cinq qui décrypte les règles d’un nouveau jeu, c’est loin d’être reposant!
Après la prise de tête autour d’un paquet de cartes, petite promenade à marée basse sous un rayon de lune. La plage s’étire à perte de vue et on entend les crabes crapahuter tout autour de nous.  Magique.
Le lendemain, on s’offre un bon petit gueuleton : coquillets au basilic frais en entrée pour Chéri, pavé de rouget agrémenté de pourpier du lagon (un genre de gazon très gouteux), crème caramel parfumé au gingembre…un vrai délice.  Et pour accompagne le repas, les chiens du relais, deux grosses bêtes indolentes qui viennent se répandre près de notre table pour piquer un petit somme. 
Avant de quitter ce coin de paradis, on dévalise la boutique : sels de Nouvelle-Calédonie, gousses de vanille, huiles essentielles…Un vrai paradis pour les baba-cools.
Sur le chemin du retour, les chevaux sauvages galopent furieusement.  Oui, c’est promis, on reviendra…
J’AIME : La déco végétale, l’ameublement rustique et la mer qui se retrouve dans nos assiettes.
J’AIME MOINS : le café tiède, la douche sans rideaux, les chaises de plastique abandonnées qui jurent avec un si beau décor. 

28 déc. 2010

Le temps des résolutions
C’était le 31 décembre 1989.   Je me souviens de cet étrange jour de l’an passé dans une petite chambre miteuse de Prague.  Quelques jours plus tôt, nous avions passé Noël dans un château de Budapest, un monument usé et laissé à l’abandon à la grande joie des routards qui y trouvaient refuge pour pas cher.
Nous étions trois joyeux naufragés dans une Europe de l’Est en pleine ébullition, une Europe secouée par la chute du mur de Berlin :  Stéphane, Fred et moi, étudiants sans le sous, traînant notre sac à dos de l’Allemagne jusqu’en Autriche, en passant par la Hongrie et la Tchécoslovaquie.  Avons-nous visité d’illustres monuments empoussiérés? Que nenni!  L’histoire se déroulait plutôt sous notre nez.  Nous avons vu dans les rues de Budapest des expatriés roumains brandir le drapeau de leur pays pour saluer la mise à mort de Ceausescu, nous avons tremblé d’excitation en participant au bain de foule de Vaclav Havel sur la place Venceslas, nous avons pleuré dans une loge rouge velour de l’opéra de Prague alors que la foule s’est levée d’un trait pour chanter sa nouvelle liberté.
Et pendant la dernière heure de cette inoubliable année 1989, nous avons fait des résolutions. Nous avons devisé en trinquant à la barack palinka, une eau-de-vie qui rend complètement cinglé.
« Je vais faire du jogging! », et hop, on trinque et on cale.
« Je vais découvrir le monde! »
« Je vais réussir mes études! »
« Je vais fonder une famille…un jour! »
C’est comme ça qu’il faut le boire, ce satané alcool : en faisant la promesse de devenir quelqu’un de meilleur.  Parce qu’après sept ou huit résolutions, je vous jure que vous êtes couchés et bons pour la civière.
Cette année, je vais me resservir quelques rasades pour porter un toast à la nouvelle année.  Oubliez la torpeur des premières semaines passées ici en Nouvelle-Calédonie.  Mettez une croix sur mon tempérament de nord-américaine pointilleuse qui jacasse inutilement sur les boîtes de petits pois verts.  Enfermez la mère poule qui étouffe sa couvée d’oisillons prêts à battre des ailes.  Je prends une rasade pour saluer mes futures tribulations dans ce pays où les ondées côtoient un coin de ciel plaqué d’un soleil radieux.  Un autre cul sec pour redonner du pep à mon petit côté voyeur, histoire de bien repérer comment tout se vit ici.  Et un dernier pour la route, cette route que je vais sillonner pour vous faire partager mon point de vue étonné sur des habitants de tribus qui n’ont pas peur de montrer leurs drôles de couleurs dans ce 21e siècle high-tech. 
Je vais boire juste ce qu’il faut pour ne pas finir sur le dos.  Il y a un avantage à ne plus avoir 25 ans : on est moins débile.

16 déc. 2010

Bouboule, prise 2
Bouboule n’a pas de couilles.  « ah…tu est mal tombée, un chien pissou! »  Mais non, vous n’avez rien compris :  c’est une femelle.
Lundi dernier, j’étais chez le vétérinaire pour son rappel de vaccins.  Bouboule tremblotait sur la table en inox en attendant sa piqure.  Pour cette consultation,  d’Artagnan-Orlando-Bloom (voir texte Bouboule) est retenu en pleine opération dans la salle d’à-côté.  C’est plutôt son collègue, grand mince, jeune cinquantaine au petit sourire moqueur, qui pose les questions d’usage sur l’animal.  « Appétit? » Alors là, oui, il mange.  Les chaussures, les orteils, les gougounes (claquettes).  « Bon caractère? »  On se surprend qu’il n’ait pas un nez de clown, ce chien.  Il cabriole comme s’il animait l’entracte au Cirque du Soleil. « Pesée : 2,9 kilos »  Wow! Il a doublé sa taille en trois semaines.  Le vétérinaire se fend de son fameux sourire et me dit : « Mais vous savez que ce n’est pas un mâle, c’est une femelle? »  Euh, pardon?   Il a bien les petits tétons sur sa bédaine picotée rose et noir… je fronce le sourcil devant un bout de son anatomie qui me laisse perplexe :  « Et ça alors, c’est quoi ce bout qui dépasse? »   « Mais c’est son clitoris! », précise-t-il, bien fier de me voir devenir écarlate.  Ah, la vache! Un clitoris, ça? Et ben, dis donc, il est équipé pour veiller tard, comme on dit chez nous.  Oups! « elle », devrais-je dire!
Alors nous voilà avec Bouboulette.  Mâle ou femelle, peu importe.  Nous avons recueilli la plus incroyable bête qui nous témoigne chaque jour amour et fidélité.  Adopter ce chiot mourant s’est avéré une véritable bénédiction.  Ma plus jeune, Princesse des îles, ne se lasse pas de m’écouter raconter l’histoire de notre trouvaille dans les buissons.  « Tu sais », je lui dis, « avec beaucoup d’amour et des bons soins, Bouboule va devenir le meilleur chien du monde ».  Ma douce enfant à la peau d’ébène me répond alors :  « C’est comme lorsque que tu m’as adoptée : j’étais petite avec un gros bedon et maintenant je suis devenue grande et forte! »  
L’amour fait des miracles.  Il faut en donner sans compter.

13 déc. 2010

Noël sous les palmiers

Noël?

Je suis une enfant qui a connu les traditions : set carré, musique à bouche, chansons à répondre grivoises et bonbons aux patates.  Il y avait jadis, dans le sous-sol de la maison de mes grands-parents Elphège et Jeannette, une ambiance digne de Soirée canadienne.  Mon oncle Roland ouvrait toujours le bal avec un grand classique, La Boiteuse.  L’histoire chanté d’une pauvre bougresse qui boitait mais qui allait tout de même chercher de l’eau vers la rivière, « en se tortillant le derrière et en se secouant la poivrière…donnez moi de l’eau et voilà mes deux seaux! »  C’est qu’elle était joyeuse, la Boiteuse!
Ma grand-mère s’attelait ensuite à son accordéon et à sa musique à bouche.  Je la trouvais fragile ainsi parée de son attirail, elle qui ne se lassait pas de jouer les notes d’un rigodon essoufflant.  On lançait des Corn flakes sur le plancher pour le rendre encore plus « coulant » comme disait tante Jeanne-d’Arc.  Ma mère m’attrapait pour me faire swinger fort…C’était grisant!  Il suffisait d’observer un peu les adultes, avec un p’tit verre de « fort » à la main, pour voir que je n’étais pas la seule enivrée. 
Vers 2 ou 3 hrs du matin, on se ruait sur la table garnie de tourtières, salade de macaroni et bûche sucré.  Je finissais le réveillon bien endormies sur un lit, sous la pile de manteaux de fourrure.  Le parfum Avon de mes six tantes, quelle belle façon de partir au pays des rêves.
Nous sommes en train de réinventer les traditions.  C’est à moi de faire swinger mes enfants de la même manière que ma mère l’a fait.  Recréer l’esprit de famille, partager un bon repas et prendre le temps de danser et rire : qui a dit que la tradition devait être ficelée avec une ceinture fléchée?

6 déc. 2010

Les best friends (BFF)



J’ai leur nom tatoué sur mon cœur.  Des noms qui sont aussi gravés sur des bijoux qu’elles ont glissés dans mon baluchon avant le grand départ fin septembre.   Mes BFF me suivent partout en Nouvelle-Calédonie :  je conduis en j’entends le clic-clic du bracelet serti de leurs initiales  quand je passe de la quatrième à la cinquième vitesse en doublant le gros camion sur l’un des rares bouts droit de la R-1.  Check dans le miroir, check la prochaine courbe, check les pancartes avec un cerf dessus. J’accélère et je touche à mon autre gri-gri, un pendentif en forme de demi-lune.  Je reviens dans ma voie et comme toujours, j’ai le cœur qui bat.  Je respire un grand coup et je me rassure : mes amies sont là.  David Guetta cogne dans les hauts parleurs de la Dacia, un air qui me fait penser au sourire de cette autre copine qui m’est très chère.   « Toutes des BFF? », me direz-vous…  « Ça ne fait pas sérieux, 6 copines! »  Mais si, ça existe!  Elles sont tellement différentes et drôles et folles!  Avec elles, j’ai fait la fête, j’ai refait le monde, j’ai mis mes tripes sur la table pour ensuite inonder la nappe de mes larmes… Sans oublier les achats compulsifs, les attaques de rires pire que des virus, les secrets chuchotés, les coups de fil fleuve, les séances d’aérobie sur les pistes de danse à minuit…
Je touche mon bracelet et ma chaînette tout en regardant les photos sans toutefois pouvoir assouvir mon désir d’être avec elles.  Vous êtes là, c’est certain…mais vous me manquez terriblement!
Allez, je vous embrasse.
Avec tout mon amour,
c

2 déc. 2010

Ah, misère!

Dans cet univers où je vogue entre youtube, blogger, facebook et autres sites conviviaux, je m'aperçois qu'il faut faire gaffe aux petits accrocs pour ne pas enfreindre les règles écrites en tout petit...Ainsi, j'ai piqué du son à Sony music pour agrémenter mes élans artistiques de vidéaste.  L'avertissement ne s'est pas fait attendre:  j'ai reçu un beau courriel me disant:  "Attention, artiste du dimanche...on t'a à l'oeil!".
Okay,  j'ai compris.  Je prends la musique mais la qualité sera, disons, plus discutable.  C'est un choix à faire et je suis sûre que vous comprendrez.


Merci de votre fidélité!

The Climb 2